L’araignée ou la toile?
- joseegermain2

- 6 juin
- 4 min de lecture

J’ai envie de vous raconter un rêve que j’ai fait cette semaine. Parce que cela m’a amené à me poser des questions, à chercher une réponse car les rêves sont souvent une façon de nous faire évoluer et transcender certaines émotions ou peur que l’on porte, si on y regarde de plus près bien évidemment.
Dans mon rêve, il y avait pleins d’araignées de toutes sortes qui venaient vers moi et autour de moi. Pour les personnes proches, elles savent à quel point ces petites bébittes me font horreur et me font dresser le poil sur les bras. Donc, ces araignées, il y en avait partout. Certaines me grimpaient dessus, d’autres sortaient de ma bouche, d’autres me surveillaient, bref, il y en avait vraiment beaucoup, elles étaient énormes et je me sentais paralysé. Puis soudain, une araignée s’est tournée vers moi et m’a demandée, de quoi as-tu le plus peur? De l’araignée ou de la toile? Puis je me suis réveillé là-dessus.
Vous comprenez que ce genre de rêve laisse le questionnement flotter dans l’espace et ça reste. Mais ce matin, j’avais vraiment envie de profiter de cette période de soleil avant la pluie. Puisque je suis une lève-tôt, j’étais dans mon jardin vers 6h30 et vers 7h j’ai décidé d’aller marcher dans les sentiers pas très loin de chez moi et de profiter du silence matinal et du chant des oiseaux. Reconnecter avec la nature tout en activant mon corps qui a vraiment besoin en ce moment que je lui donne plus d’attention à la suite de blessures et d’une fatigue accumulée des derniers mois. Et la marche est le point de départ idéal pour reprendre le mouvement en douceur et aller connecter à l’intérieur.
Lorsque je suis entrée dans le sentier boisé, j’ai tout de suite senti le calme et l’apaisement dans mon corps. La nature est vraiment une belle façon de revenir à soi et de réharmoniser ses énergies. Puis j’observait la nature, les arbres et leurs bourgeons, les fleurs des sous-bois, le parfum des feuilles de l’automne qui sont encore un peu présentes mais en décomposition avancée et la connexion s’est doucement présenter en moi. Ce moment de communion avec cette conscience qui peut nous guider dans la compréhension de ce que l’on vit au quotidien et qui nous permet de faire des choix éclairés. Puis j’ai repensé à cette question de l’araignée, de quoi as-tu le plus peur? De l’araignée ou de la toile?
Et là j’ai compris quelque chose que je sais depuis longtemps, tout est en nous pour nous permettre d’avancer et de se libérer de ce qui nous nuit. En reconnectant avec cette conscience et la nature autour de moi, je peux aller à la rencontre de ces parts d’ombres qui ont besoins d’être reconnues. Et tout en passant dans les fils d’araignées qui traversaient le sentier du matin j’ai réalisé que l’araignée elle-même je sais qu’elle est inoffensive et qu’elle m’intrigue malgré mon dégout de son apparence. J’arrive même à la sortir de la maison lorsque j’en trouve une qui me dérange un peu. Mais elle ne me fait pas aussi peur que l’aspect de sa toile en elle-même. Cette toile qui colle et dont la sensation reste sur ma peau, ça je n’aime vraiment pas ça. Mais est-ce suffisant pour craindre cette toile?
La toile que l’araignée tise, elle lui sert à attraper ses proies qui ne peuvent plus s’enfuir car le matériel qui la compose fait en sorte que les insectes collent sur la toile et là elle peut aller les immobiliser et les envelopper dans un cocon afin de les conserver vivant jusqu’à ce qu’elle ait faim et décide de les manger. Elle tise sa toile pour subvenir à ses besoins et être en vie. Elle tise la toile de sa vie et lorsque les autres se prennent dedans, ils en sont prisonniers et ne peuvent plus s’échapper.
C’est la relation à cette liberté qui m’est très importante. Être libre dans mes choix, mes décisions et aussi mes actions. Sortir des cadres imposés et être celle que je suis vraiment sans la peur du jugement et des critiques. Car si on s’arrête à ça, on devient esclave de l’opinion des autres et on s’emprisonne nous-même dans cette toile qui vient brimer notre liberté d’être. Alors je vois que je me suis cachée trop longtemps et maintenant, j’ai envie de retrouver cette unicité qui fait de moi qui je suis. Ma spontanéité et ma joie de vivre qui honore la nature et le vivant sous toutes ses formes. Celle qui parle aux animaux, aux oiseaux et aux abeilles, qui observe les plantes avec intérêt et contemple la beauté de la vie, qui regarde les étoiles et écoute le vent.
Même ce vivant dont beaucoup associe à l’imaginaire et le féérique! Mais moi je travaille aussi avec eux dans l’énergie, dans les vibrations qui nous entourent. Je les sens et les vois à travers mon 3e œil (mon écran mental ou le rêve éveillé) et ils sont souvent très présent dans la forêt ou près des cours d’eau. Alors si vous voyez me parler toute seule et rire, c’est que je ne suis pas seule dans l’énergie et que je connecte avec quelque chose de différent.
Alors, quand des questions comme celle de l’araignée m’arrive, j’aime aller comprendre pour quoi elle me la pose pour mieux me comprendre.
Et toi, de quoi as-tu le plus peur? Car c’est là qu’il faut commencer pour te comprendre.
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